À Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, la présence de la MONUSCO suscite colère et scepticisme parmi une partie de la population.
« La MONUSCO n’est là que pour faire diversion », estime David Chimuda, dénonçant l’inefficacité des nombreux cessez-le-feu annoncés ces dernières années. Même son de cloche pour Pascal Bahati, chauffeur de taxi-moto, qui affirme que malgré deux décennies de présence onusienne, « la guerre est toujours là et des gens meurent ».
Ces critiques interviennent alors que la mission des Nations unies reste déployée dans une région marquée par l’activisme de groupes armés et une instabilité chronique. Malgré les efforts diplomatiques et militaires, les violences persistent, alimentant un profond sentiment de frustration au sein des communautés locales.
Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le conflit dans l’est de la RDC a provoqué l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, avec plus de 7 millions de personnes déplacées. Un chiffre qui illustre l’ampleur du défi sécuritaire et humanitaire auquel le pays reste confronté.
Source: AfricaNews

















