Au moins 24 personnes, dont 21 civils et trois militaires, ont été tuées dans trois attaques attribuées aux terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales.
Les ADF, groupe armé affilié à l’organisation terroriste Daech, ont notamment attaqué jeudi la cité de Mangina, dans la province du Nord-Kivu. Au moins dix civils ont été tués à l’arme blanche, tandis qu’un responsable de la société civile a fait état de onze morts.
Les opérations de recherche se poursuivent dans les secteurs touchés, laissant craindre une nouvelle hausse du bilan.
Trois attaques en cinq jours
Une première attaque avait visé, dans la nuit du 12 au 13 juillet, les quartiers de Sayo et Matembo, dans la commune de Mulekera, à l’ouest de Beni. Sept civils avaient été tués et trois soldats des Forces armées congolaises étaient morts dans une embuscade.
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, quatre autres civils avaient été tués à Mangina, une commune rurale située à une trentaine de kilomètres au nord de Beni, près de la frontière entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
De nouveaux déplacements
Ces attaques ont entraîné des mouvements de population vers le centre-ville de Beni, jusqu’ici épargné par les dernières violences.
La ville de Beni accueille les autorités provinciales du Nord-Kivu depuis la prise de Goma par les rebelles du M23. L’est de la RDC est confronté depuis plusieurs années aux attaques des ADF contre les civils et les forces de sécurité.



















