L’épidémie d’Ebola qui connaît la propagation la plus rapide de l’histoire s’est étendue à deux nouvelles zones sanitaires dans l’est du Congo, portant à 60 le nombre total de zones touchées, selon les derniers chiffres officiels publiés vendredi.
Les deux nouvelles zones touchées sont Biena et Manguredjipa, dans la province du Nord-Kivu, où le taux de létalité est nettement supérieur au taux global de 48 %, en partie en raison de la lenteur des interventions, selon les données du ministère congolais de la Santé.
Le ministère a indiqué que l’épidémie avait enregistré 5 794 cas confirmés, dont 2 786 décès, et qu’elle se propageait à une vitesse sans précédent, plus rapidement que ne le permettent les efforts déployés pour la suivre et la freiner.
La République démocratique du Congo a commencé jeudi à vacciner les professionnels de santé en première ligne avec un vaccin autorisé pour une autre souche du virus Ebola, alors que les autorités s’efforcent d’endiguer la plus grande et la plus meurtrière épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le pays.
Le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a précisé que le Congo avait reçu plus de 50 000 doses du vaccin Ervebo et qu’il allait commencer la campagne de vaccination dans les provinces touchées par l’épidémie, en donnant la priorité aux professionnels de santé.
Ervebo est homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola et a été utilisé avec succès lors de précédentes épidémies. L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé.
Les premières études menées sur des animaux suggèrent qu’Ervebo pourrait offrir une certaine protection contre la souche Bundibugyo, et les autorités utilisent 20 000 des 70 000 doses allouées au Congo dans le cadre d’un essai clinique visant à évaluer son efficacité chez l’homme.



















