Le Ghana a interrompu les négociations d’un accord de coopération sanitaire avec les États-Unis, en raison de désaccords portant sur l’accès aux données médicales sensibles, selon des informations relayées par plusieurs agences de presse.
Ce programme, estimé à environ 109 millions de dollars sur cinq ans, visait à soutenir la lutte contre des maladies comme le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de santé publique.
Les autorités ghanéennes, dirigées par le président John Dramani Mahama, ont estimé que certaines exigences américaines relatives au partage de données personnelles étaient incompatibles avec les normes nationales de protection de la vie privée.
Ce différend intervient dans un contexte plus large de tensions entre Washington et plusieurs pays africains autour de la souveraineté numérique et de la gestion des données de santé.
De leur côté, les États-Unis, sous l’impulsion de la politique dite “America First Global Health Strategy”, cherchent à réorganiser leur aide internationale en conditionnant davantage les financements à des partenariats locaux et à des réformes structurelles.
Selon plusieurs sources, cette approche a déjà conduit à des blocages ou suspensions d’accords similaires dans d’autres pays africains.
Malgré ce revers, Washington affirme vouloir poursuivre sa coopération avec Accra dans le domaine sanitaire, tandis que le Ghana maintient sa position de protection renforcée des données personnelles.
Source: Africanews

















