Les autorités militaires du Soudan du Sud ont annoncé l’arrestation de plusieurs soldats accusés d’avoir participé au meurtre d’au moins 21 civils dans le comté d’Ayod, dans l’État du Jonglei.
Selon le porte-parole de l’armée, Lul Ruai Koang, deux officiers, dont un commandant, et plusieurs soldats seront transférés à Juba pour être inculpés et jugés par une cour martiale.
L’enquête militaire attribue ces violences à des combattants de la milice Agwelek, intégrée en partie aux forces nationales et dirigée par le général Johnson Olony Thabo. Ce dernier avait été filmé appelant les troupes à ne « n’épargner aucune vie », des propos que le gouvernement a ensuite qualifiés de lapsus.
Les soldats impliqués auraient quitté leurs positions sans autorisation avant de tuer des civils, majoritairement des femmes et des enfants. L’opposition parle d’un « massacre » ayant fait au moins 25 morts, alors que les combats entre factions rivales se sont intensifiés dans la région.
Par ailleurs, la Conférence des évêques catholiques du Soudan et du Soudan du Sud a dénoncé les violences dans plusieurs zones du pays, notamment à Abiemnom près de la frontière avec le Soudan, où au moins 169 personnes ont été tuées dimanche. Les responsables religieux appellent le gouvernement à protéger les populations vulnérables et à traduire les responsables en justice.
Source: TRT Africa

















