La situation à El-Fasher, au Soudan, suscite de vives inquiétudes, alors que l’accès à la ville reste extrêmement restreint. Au cours des six derniers mois, seules quelques ONG et une mission d’évaluation des Nations unies ont pu s’y rendre, décrivant une ville largement détruite et presque désertée.
Les Forces de soutien rapide affirment qu’environ 30 000 personnes sont revenues s’installer dans la ville. Cependant, ce chiffre est contesté par des acteurs de la société civile, qui évoquent une peur persistante parmi les habitants, notamment celle d’être pris en otage ou victimes de violences.
Des témoignages concordants font également état d’une présence accrue des commandants paramilitaires dans certains quartiers, notamment à Daraja Oula, ainsi que de l’installation de populations issues de tribus arabes dans des habitations abandonnées. Ces éléments alimentent des accusations récurrentes de tentative de modification démographique au détriment des communautés locales, notamment les Zaghawa et les Massalit.
Par ailleurs, selon des sources humanitaires, une autorité parallèle basée à Nyala encouragerait activement le retour des civils à El-Fasher, notamment en mettant en place des moyens de transport. Toutefois, sur le terrain, la méfiance reste forte et les conditions de sécurité apparaissent encore insuffisantes pour un retour massif des populations déplacées.
SOURCE: RFİ

















