À l’hôpital d’Al Dabbah comme dans le camp d’Al Affad, exercer la médecine relève de la survie. La Dre Ikhlas Ahmed Abdalla Adam décrit un quotidien marqué par la peur et le dénuement : routes dangereuses, collègues tués par des obus, soins prodigués avec des draps découpés en bandages, des moustiquaires en guise de pansements, et parfois même des opérations pratiquées à ciel ouvert.
Face à l’absence de ressources vitales, certains médecins vont jusqu’à donner leur propre sang pour sauver des patients. Une réalité confirmée par l’UNFPA, qui appuie des équipes mobiles de soins, la formation de sages-femmes communautaires et l’accompagnement des femmes déplacées, souvent les premières victimes de la crise.
Dans les camps, la détresse est tout aussi criante. Farha Ahmed, déplacée avec ses enfants, se souvient de son arrivée à Mellit : sans nourriture, sans vêtements, exposée à un soleil accablant, jusqu’à ce qu’une médecin lui tende la main. Des gestes de solidarité devenus essentiels dans un pays ravagé par la guerre.
Depuis avril 2023, le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide a provoqué massacres, violences sexuelles et déplacements massifs. Selon l’ONU, plus de 40 000 personnes ont été tuées et plus de 14 millions contraintes de fuir, tandis que famine et épidémies gagnent du terrain.
Source: Africa News

















