La France et le Royaume-Uni ont annoncé mercredi un nouvel accord destiné à réduire les traversées irrégulières de la Manche, dans un contexte de hausse continue des flux migratoires.
Cet accord prolonge de trois ans le traité de Sandhurst, signé en 2018 et déjà reconduit en 2023. Initialement prévu pour expirer en 2026, il restera donc en vigueur jusqu’à une nouvelle échéance.
Le dispositif financier associé pourrait atteindre jusqu’à 766 millions d’euros sur trois ans. Une partie de cette somme, environ 186 millions d’euros, sera conditionnée aux résultats obtenus par les autorités françaises dans la prévention des départs, tandis que 580 millions d’euros sont garantis.
Sur le plan opérationnel, les deux pays prévoient un renforcement des moyens de contrôle. Les effectifs chargés de la surveillance devraient augmenter d’environ 50 %, pour atteindre près de 1 400 agents d’ici 2029.
De nouveaux dispositifs technologiques, incluant drones, hélicoptères et outils de surveillance, seront également déployés pour limiter les départs de petites embarcations utilisées par les passeurs.
Du côté britannique, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood doit officialiser cet accord, qui prévoit aussi l’envoi de policiers spécialisés pour soutenir les opérations sur les plages françaises.
Les autorités britanniques estiment que la coopération avec Paris a déjà permis de réduire un grand nombre de tentatives de traversée, tout en reconnaissant que le phénomène persiste.
Malgré ces mesures, les départs continuent d’augmenter. Plus de 600 migrants ont traversé la Manche en une seule journée récemment, tandis que plus de 6 000 personnes ont déjà atteint le Royaume-Uni de manière irrégulière en 2026.
En 2025, plus de 41 000 traversées avaient été enregistrées, confirmant une tendance à la hausse malgré le renforcement des contrôles.
Source: AA

















