Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a formellement démenti, ce mardi, l’existence d’un accord militaire « secret » entre l’Algérie et la Tunisie, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un document controversé. Ce dernier avait déjà été rejeté par le président tunisien Kaïs Saïed le 18 décembre.
S’exprimant devant le Parlement algérien réuni en ses deux chambres, Abdelmadjid Tebboune a dénoncé une manœuvre visant à semer la discorde entre les deux pays. « Ils essaient de nous diviser et de semer la zizanie entre nous », a-t-il déclaré, soulignant que « la sécurité de l’Algérie et celle de la Tunisie sont liées ».
Le chef de l’État a également rejeté toute accusation d’ingérence de l’armée algérienne dans les affaires tunisiennes. Il a assuré que l’Armée nationale populaire n’est « jamais rentrée et ne rentrera jamais en Tunisie », réaffirmant le respect d’Alger pour la souveraineté et les choix politiques de Tunis.
Le document en cause prétendait notamment autoriser l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en territoire tunisien pour des opérations sécuritaires, voire pour un prétendu « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en cas de troubles. Des allégations qualifiées de mensongères par les deux capitales.
Pour rappel, l’Algérie et la Tunisie ont signé, le 7 octobre dernier, un accord de coopération dans le domaine de la défense, actualisant un cadre établi en 2001. Un texte présenté par Alger comme un instrument classique de coopération bilatérale, sans portée interventionniste.
Source: TRT Africa

















