Le ministre gambien de la Justice, Dawda Jallow, a accusé lundi la Birmanie d’avoir mené une campagne de « violence horrifique » contre la minorité rohingya, lors d’audiences devant la Cour internationale de Justice à La Haye.
Selon lui, les Rohingya ont été « pris pour cible en vue de leur destruction », subissant des exactions d’une extrême brutalité. La Gambie demande à la Cour de reconnaître la violation par la Birmanie de la Convention sur le génocide, d’ordonner la cessation des actes illégaux et d’exiger des réparations ainsi que des garanties de non-répétition.
Dawda Jallow a souligné que cette procédure repose sur des rapports crédibles de l’ONU et d’organisations internationales des droits humains, qui concluent à la responsabilité de l’État birman. Il a dénoncé un « cycle d’atrocités et d’impunité », rappelant qu’aucun responsable n’a été sanctionné pour les crimes commis contre les Rohingya.
La Cour avait déjà imposé des mesures conservatoires à la Birmanie en 2020. Les audiences actuelles, soutenues par l’intervention de onze États, doivent s’achever le 29 janvier. Environ un million de Rohingya ont fui vers le Bangladesh depuis 2017 pour échapper aux persécutions.
Source: TRT Africa

















