Économie

Le Burkina Faso : plus de 85 milliards de FCFA mobilisés pour le développement minier en 2025

Le Fonds minier soutient patriotisme, projets locaux et renforcement de la gouvernance

Newstimehub

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6 Mar, 2026

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Le secteur minier burkinabè a mobilisé en 2025 plus de 85 milliards de FCFA (environ 150,5 millions de dollars) au titre du Fonds minier de développement (FMD), selon le Secrétariat permanent de la commission technique nationale des mines et du Fonds minier de développement (SP/CTNM-FMD).

En termes de répartition, près de 59 % de ces ressources, soit 50,8 milliards de FCFA, ont été alloués au Fonds de soutien patriotique (FSP), tandis qu’environ 41 %, soit 34,8 milliards de FCFA, ont été destinés aux projets de développement endogènes et aux Plans communaux de développement. Les ressources du FMD proviennent principalement de 1 % du chiffre d’affaires des sociétés minières et de 20 % des redevances proportionnelles collectées par l’État.

Avec 15 mines industrielles, 16 mines semi-mécanisées et 243 permis de recherche actifs couvrant l’or, le cuivre, l’argent, le plomb, le zinc et le lithium, le Burkina Faso confirme sa place parmi les principaux pays miniers d’Afrique. En 2025, la production aurifère nationale a dépassé 94 tonnes, dont près de 43 issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, selon le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Le gouvernement poursuit les réformes de la gouvernance minière pour renforcer la participation de l’État, le contenu local et la transparence. Ces performances ont généré plus de 776 milliards de FCFA (1,3 milliard de dollars) de recettes budgétaires à la fin de l’année, tandis que la lutte contre la fraude et l’exploitation illicite a permis de sécuriser 100 milliards de FCFA supplémentaires.

Par ailleurs, la Société de Participation Minière du Burkina (SOPAMIB) se positionne comme un acteur stratégique du secteur, avec la cession de onze actifs miniers pour relancer des sites clés tels que Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko, renforçant ainsi la valeur ajoutée nationale et la souveraineté sur les ressources.

Source: AA