Santé

Paludisme : l’Afrique toujours au cœur de la crise malgré des avancées sanitaires

Malgré des décennies d’efforts internationaux, le paludisme reste une menace majeure, particulièrement en Afrique subsaharienne où se concentre l’essentiel des cas et des décès.

Newstimehub

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29 Avr, 2026

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé a appelé à renforcer les efforts pour combattre cette maladie, tandis que la CEDEAO a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale accrue.

Selon les dernières estimations, l’Afrique subsaharienne demeure l’épicentre mondial, concentrant près de 95 % des cas et des décès liés au paludisme. En 2024, environ 265 millions de cas et plus de 579 000 décès y ont été recensés, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans.

Depuis le début des années 2000, des progrès notables ont été réalisés grâce à des initiatives comme Roll Back Malaria, notamment à travers la distribution de moustiquaires imprégnées, l’accès élargi aux traitements et les campagnes de prévention.

Cependant, l’objectif d’élimination totale reste hors de portée, en raison de plusieurs obstacles structurels. Les systèmes de santé fragiles, le manque de financements et les inégalités d’accès aux soins limitent l’efficacité des stratégies mises en place.

À ces difficultés s’ajoutent des facteurs environnementaux, notamment la présence du moustique Anopheles, dont la prolifération est favorisée par les conditions climatiques tropicales. Par ailleurs, l’apparition de résistances aux insecticides et aux traitements complique davantage la lutte.

Face à ces défis, les stratégies évoluent. L’Union africaine, en collaboration avec l’OMS, met désormais l’accent sur des solutions intégrées incluant l’innovation, le financement local et la coordination régionale.

Le déploiement progressif de vaccins comme RTS,S et R21 représente une avancée importante, bien que leur efficacité dépende d’une mise en œuvre à grande échelle.

Au niveau national, plusieurs pays intensifient leurs efforts. En Côte d’Ivoire, des politiques de gratuité des soins sont mises en place, tandis que le Tchad et le Burkina Faso multiplient les campagnes de prévention et les initiatives de mobilisation.

Selon des experts, la lutte contre le paludisme dépasse désormais le cadre strictement médical et nécessite une approche globale intégrant développement économique, stabilité politique et adaptation aux réalités locales.

À l’échelle mondiale, la maladie reste préoccupante avec environ 282 millions de cas et 610 000 décès en 2024, confirmant que les progrès réalisés restent fragiles.

Source: AA