Après cinq années passées à la tête de la Monusco, Bintou Keita quitte la République démocratique du Congo en novembre 2025, trois mois avant la fin prévue de son mandat. La Mission des Nations Unies a confirmé qu’il s’agit d’un choix personnel, alors que l’organisation entre dans une phase cruciale de désengagement progressif.
Nommée en 2021, Keita a dirigé la Monusco dans un contexte parmi les plus difficiles de son histoire récente, marqué par la montée des violences dans l’est du pays et une forte pression populaire réclamant des résultats. Première femme originaire d’Afrique subsaharienne à occuper ce poste, elle sera remplacée temporairement par ses deux adjoints, chargés respectivement des opérations de protection et de la coordination humanitaire, en attendant la désignation d’un nouveau chef par le secrétaire général de l’ONU.
Créée en 2010, la Monusco reste l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix au monde, avec plus de 14 000 militaires, 1 800 policiers et plusieurs centaines d’experts et personnels civils déployés à travers la RDC.


















