Afrique

Six médinas séculaires des Comores inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco

Les médinas comprennent des murailles de défense, des palais, des mosquées et des places publiques, intégrées à un réseau de ruelles étroites. Le ministre comorien de la Culture évoque une « immense fierté ».

Newstimehub

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25 Juil, 2026

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Six médinas séculaires des Comores, témoignages de l’architecture swahilie et des anciens sultanats de l’archipel de l’océan Indien, ont été inscrites samedi au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui devrait favoriser leur préservation.

Ces cités-Etats ont été construites pour certaines dès le 12e siècle le long des routes commerciales de l’océan Indien. Les médinas comprennent des murailles de défense, des palais, des mosquées et des places publiques, intégrées à un réseau de ruelles étroites.

« Ce classement n’est pas une ligne d’arrivée mais un point de départ », a réagi Saïd Mohamed Ali Saïd, le ministre comorien de la Culture, qui fait partie d’une importante délégation gouvernementale ayant fait le déplacement à Busan, en Corée du Sud, où sont réunis les 196 Etats membres de l’organisation onusienne.

Ces médinas « ne sont pas de simples sites historiques pour nous. Ce sont des villes vivantes, où l’on continue de prier, de commercer et de célébrer les grands moments de la vie exactement comme le faisaient nos aïeux », a-t-il ajouté, évoquant une « immense fierté ».

Ces six médinas, dont quatre se trouvent sur l’île de Grande Comore et deux sur celle d’Anjouan, sont les premiers sites des Comores à rejoindre la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui compte plus de 1.200 biens culturels et naturels présentant « un intérêt exceptionnel (…) en tant qu’élément du patrimoine mondial de l’humanité tout entière ».

« Ce patrimoine est fragile, et par endroits en réel danger. Le classement change la donne : il nous oblige, mais il nous ouvre aussi des portes », a encore déclaré le ministre de la Culture.

L’archipel des Comores, situé à environ 300 km des côtes de l’Afrique et peuplé à présent d’environ 870.000 habitants, a été pendant des siècles à la croisée de routes commerciales maritimes entre l’Afrique de l’Est, le Moyen-Orient, Madagascar et l’Inde.