Un important dispositif de sécurité quadrille mardi la capitale sud-soudanaise, Juba, a constaté un journaliste de l’AFP, alors que le président Salva Kiir est censé dissoudre le gouvernement en amont d’élections en décembre dont la communauté internationale craint qu’elles n’embrasent le pays.
Salva Kiir – et candidat probable à la présidentielle – a promulgué lundi une loi lui permettant de rester à la tête du Soudan du Sud jusqu’au scrutin, un texte qui prévoit par ailleurs que les vice-présidents, notamment d’opposition, soient « relevés » de leurs fonctions.
En 2018, un accord de paix mettant fin à cinq ans de guerre civile meurtrière (400 000 morts et quatre millions de déplacés) avait instauré un gouvernement d’union entre les deux belligérants, Salva Kiir et Riek Machar — respectivement aux postes de président et de vice-président — durant une période de transition, initialement censée s’achever en 2022 par des élections plusieurs fois reportées.
Lundi, le bureau de sécurité intérieur sud-soudanais a ordonné à « toutes les forces de sécurité d’être en uniforme et de se mettre à un niveau d’alerte élevé pendant trois jours ».
Un journaliste de l’AFP a constaté mardi une présence fortement accrue de ces dernières dans les rues de Juba, où des check-points ont été érigés.
Un cordon sécuritaire a été mis en place autour du complexe gouvernemental et certains axes sont fermés, ce qui arrive rarement dans la capitale sud-soudanaise.
Le Soudan du Sud, devenu indépendant du Soudan en 2011, doit organiser le 22 décembre les premières élections de sa jeune histoire. Les Sud-Soudanais seront invités à élire notamment le chef de l’État, les députés, les exécutifs et législateurs des dix États et trois zones administratives.



















