Un an après les violences postélectorales qui ont secoué la Tanzanie en octobre 2025, les autorités cherchent à amorcer une phase d’apaisement à travers une série de réformes.
S’appuyant sur les conclusions d’une commission dirigée par Mohamed Chande Othman, la présidente Samia Suluhu Hassan a présenté plusieurs initiatives visant à répondre aux conséquences de la crise.
Selon ce rapport, au moins 518 personnes ont été tuées lors des affrontements, dans un contexte marqué par des tensions politiques aiguës et une coupure d’Internet. Plus de 800 blessés par balles ont également été recensés, bien que le bilan réel puisse être plus lourd.
La situation reste préoccupante, avec 245 personnes toujours portées disparues. Certaines familles affirment que les corps de leurs proches, initialement identifiés en morgue, ont ensuite disparu. Si l’existence de fosses communes n’a pas été confirmée, la commission recommande de nouvelles investigations.
Les violences avaient éclaté dans un climat électoral tendu, marqué par des contestations de l’opposition, dont plusieurs figures avaient été écartées ou emprisonnées avant le scrutin.
Réélue avec un score largement contesté, Samia Suluhu Hassan a reconnu que les événements avaient aggravé les tensions nationales plutôt que de les résoudre, soulignant la nécessité de tirer des enseignements de cette crise.
Parmi les mesures annoncées figure la mise en place d’une commission de réconciliation nationale, destinée à favoriser le dialogue et à restaurer la cohésion sociale.
Un nouvel organe d’enquête criminelle sera également créé afin d’identifier les responsables des violences, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur financement ou de leur exécution. Cet organe devra aussi examiner les accusations de pillages, de disparitions et d’enlèvements.
Ces annonces traduisent une volonté de réformes, mais interviennent dans un contexte où les tensions restent vives et les zones d’ombre nombreuses. Pour de nombreux observateurs, le défi réside désormais dans la capacité des autorités à rétablir durablement la confiance entre les institutions et la population.
Source: Africanews

















