Au lendemain de l’opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, le président des États-Unis Donald Trump a adressé un avertissement direct à son homologue colombien Gustavo Petro, élargissant sa charge verbale à Cuba et, plus largement, à la politique régionale.
S’exprimant en Floride, Trump a accusé le chef de l’État colombien de fermer les yeux sur la production et le trafic de cocaïne à destination des États-Unis, affirmant que ces activités représentaient une menace directe pour la sécurité américaine. Des propos perçus comme une mise en garde personnelle adressée à Bogotá, alors que la Colombie a exprimé ses inquiétudes face aux répercussions de l’intervention américaine au Venezuela.
Dans la foulée, le président américain a relancé ses critiques contre Cuba, décrite comme un pays en déclin, laissant entendre que l’île pourrait prochainement devenir un dossier prioritaire de la politique étrangère américaine. Devant une importante communauté cubano-américaine, il a évoqué la nécessité d’« aider le peuple cubain » tout en soutenant les exilés installés aux États-Unis.
Présent aux côtés de Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio a durci le discours en accusant La Havane de jouer un rôle clé dans le maintien du régime de Maduro, évoquant une influence cubaine profonde au sein des appareils sécuritaires vénézuéliens.
Ces déclarations confirment une escalade diplomatique entre Washington et plusieurs capitales d’Amérique latine, sur fond de recomposition sécuritaire et politique régionale après l’opération américaine au Venezuela.
Source: TRT World



















