Les États-Unis ont élargi leur politique de restrictions migratoires à l’égard de nombreux pays africains, en s’appuyant sur deux dispositifs définis par le Département d’État américain : une liste rouge, synonyme d’interdiction quasi totale d’entrée pour des motifs de « sécurité d’État », et une liste orange, imposant des conditions d’accès particulièrement strictes.
Parmi les pays déjà concernés figurent le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Au total, 20 pays africains sont désormais soumis à des restrictions partielles et 12 à des interdictions presque totales, avec de rares dérogations accordées au cas par cas.
Depuis le 1er janvier 2026, les ressortissants visés doivent s’acquitter d’une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, se présenter obligatoirement à un entretien en personne, fournir plusieurs années d’historique de leurs réseaux sociaux et détailler précisément leurs déplacements passés. Washington affirme vouloir ainsi identifier toute « hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis » ou toute menace potentielle à la sécurité intérieure.
Si les autorités américaines défendent une approche préventive, cette extension du dispositif est perçue par plusieurs capitales africaines comme un durcissement sans précédent, susceptible d’alimenter des mesures de réciprocité diplomatique. Elle confirme en tout cas la volonté de Washington de resserrer le contrôle migratoire depuis certaines régions du continent africain, dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu.
Source: Africa News

















