Un audit gouvernemental sur les activités de la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco en République démocratique du Congo (RDC) a conclu, dans ses résultats préliminaires communiqués mercredi à Reuters, que l’entreprise était responsable d’une pollution de l’environnement susceptible d’avoir des effets nocifs sur les populations locales.
Le ministère des Hydrocarbures a indiqué avoir identifié une pollution attribuable aux activités pétrolières menées par les unités terrestres et offshore de Perenco dans la région de Muanda, sur la façade atlantique de la RDC.
Le ministère a transmis ces conclusions en réponse à une demande de commentaire de Reuters concernant un rapport de Human Rights Watch, publié lundi, qui affirme que les opérations de Perenco exposent les communautés voisines à des risques pour leur santé.
Selon l’audit, les activités de l’entreprise ont eu des impacts négatifs sur la qualité des sols et de l’air, notamment en raison du torchage de gaz à proximité de zones habitées. Le ministère n’a toutefois pas précisé la nature des polluants ni leurs effets potentiels.
Il a ajouté que des analyses d’échantillons d’eaux souterraines sont en cours afin de déterminer l’étendue d’une éventuelle contamination et d’évaluer les risques pour les populations locales.
Mardi, Perenco avait déclaré à Reuters que les allégations de pollution de l’air, de l’eau et des sols n’étaient étayées par aucune preuve technique pouvant être vérifiée de manière indépendante.
L’entreprise a également indiqué être toujours dans l’attente des conclusions officielles de l’audit gouvernemental, estimant que toute conclusion définitive avant la publication du rapport serait prématurée.
L’audit, lancé en 2024, est réalisé par un cabinet de conseil international avec l’appui d’un groupe de travail gouvernemental. Aucune date n’a encore été annoncée pour son achèvement.
Le ministère des Hydrocarbures a enfin précisé qu’il entendait établir les responsabilités en cas de pollution avérée et, le cas échéant, engager des mesures de dépollution ainsi que des sanctions conformément à la législation congolaise.



















